{"id":2636,"date":"2024-04-06T10:26:04","date_gmt":"2024-04-06T10:26:04","guid":{"rendered":"https:\/\/neigeinterieure.fr\/?p=2636"},"modified":"2024-04-06T10:27:00","modified_gmt":"2024-04-06T10:27:00","slug":"lundi-5-avril-de-paques-nineteen-ninety-nine-a-nantes-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/neigeinterieure.fr\/?p=2636","title":{"rendered":"Lundi 5 avril de P\u00e2ques, Nineteen ninety nine \u00e0 Nantes, France"},"content":{"rendered":"<p>Hier apr\u00e8s-midi, retrouv\u00e9 Chepe-le-cin\u00e9phile pour aller voir, le courage \u00e0 deux mains, un nouveau film portugais, <em>Tr\u00e1fico<\/em>, de Jo\u00e3o Botelho, dans le cadre de la semaine lusophone co-organis\u00e9e par la fac au Katorza. Sans \u00e7a il est probable<!--more--> qu\u2019on ne l\u2019ait jamais vu, puisque nous n\u2019\u00e9tions que sept, dans la grande salle. \u00c0 nouveau un film bien barr\u00e9, loin des sch\u00e9mas narratifs classiques et bourr\u00e9 de sc\u00e8nes loufoques et incongrues, charg\u00e9es (sans doute) d\u2019un symbolisme pas ais\u00e9 \u00e0 d\u00e9crypter. Un cin\u00e9ma qui fait du bien, parce qu\u2019il pousse \u00e0 r\u00e9viser ses crit\u00e8res d\u2019appr\u00e9ciation (c\u2019est un truc qui m\u2019\u00e9nerve, la propension des journalistes \u00ab\u00a0culturels\u00a0\u00bb, d\u00e8s qu\u2019ils pr\u00e9sentent un \u00e9v\u00e9nement un peu <em>difficile<\/em>, = qui sort des sentiers battus, \u00e0 insister lourdement sur le fait \u00ab qu\u2019on y rit beaucoup \u00bb, comme si le caract\u00e8re dr\u00f4le \u00e9tait, non seulement n\u00e9cessaire pour faire passer la pilule, mais \u00e9tait sa seule justification). Le film \u00e9tait cela dit assez marrant, mais de mani\u00e8re incongrue, comme lors d\u2019une longue s\u00e9quence immobile sur un jeune cur\u00e9 qui chante du fado dans la montagne d\u2019une voix bien bien eff\u00e9min\u00e9e et mani\u00e9r\u00e9e, l\u2019air inspir\u00e9 et un petit agneau dans les bras comme une sorte de peluche. Il faut un peu s\u2019accrocher ; mais \u00e7a vaut le coup.<\/p>\n<p>Ensuite, f\u00eate chez Arnaud et Sophie au Pont, o\u00f9 j\u2019ai emmen\u00e9 Chepe \u00e9galement, je me suis dit qu\u2019il me connaissait assez pour que je puisse l\u2019emmener \u00e0 des soir\u00e9es sans qu\u2019il s\u2019y emmerde (je crois ne pas m\u2019\u00eatre tromp\u00e9 de trop). Retrouv\u00e9 toute notre clique vernaculaire, avec \u00e0 notre arriv\u00e9e, une ribambelle d\u2019enfants entre un et deux ans, qui couraient partout. J\u2019ai revu les photos des d\u00eeners de nos parents lorsqu\u2019on \u00e9tait b\u00e9b\u00e9s Joris et moi ; un monde o\u00f9 je ne pensais pas me retrouver de sit\u00f4t \u2014 et en un sens, je n\u2019y suis pas en effet : mais je veux dire par l\u00e0 que \u00e7a fait justement une impression un peu d\u00e9sagr\u00e9able \u2014 d\u00e9valorisante \u2014 de ne pas y \u00eatre moi aussi. Ensuite, bu un nombre incalculable de verres de vins diff\u00e9rents, parl\u00e9 du Kosovo avec Xavier de mon c\u00f4t\u00e9, comme au bon vieux temps. Mais beaucoup rest\u00e9s entre mecs, d\u00e9faut autant substantiel que circonstantiel : puisqu\u2019on n\u2019a pas os\u00e9 fumer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur (sauf moi \u00e0 la fin, lorsqu\u2019il n\u2019est plus rest\u00e9, vers quatre heures, que Joris et moi et nos deux h\u00f4tes), on s\u2019est tous agglutin\u00e9s contre la porte-fen\u00eatre dehors, et nous n\u2019\u00e9tions presque que des gar\u00e7ons \u00e0 fumer.<\/p>\n<p>\u00a0Un bon moment, mais j\u2019aurais bien aim\u00e9 parler avec plus de mes amis ; j\u2019ai eu l\u2019impression de ne faire que les survoler tous.<\/p>\n<p>Dimanche, les enfants Kov\u00e1cs \u00e0 la maison, Istv\u00e1n et sa copine, ainsi qu\u2019Anna, venue tout expr\u00e8s de Marseille, o\u00f9 elle est au pair cette ann\u00e9e. Elle est devenue bien jolie. Mais nous \u00e9tions claqu\u00e9s (Joris et moi ; Mady, elle, faisait la t\u00eate, \u00e0 cause de cette histoire qui n\u2019en finit pas de finir avec Baptiste \u2014 mal, bien s\u00fbr), et on n\u2019a malheureusement peut-\u00eatre pas grand-chose \u00e0 se dire. Ils nous trouvent plus d\u00e9lur\u00e9s qu\u2019eux, d\u2019apr\u00e8s ce qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 ; je doute qu\u2019ils aient raison, pour moi du moins, puisque je connais bien ma pusillanimit\u00e9 pathologique ; mais il est clair qu\u2019on \u00e9volue dans des mondes diff\u00e9rents, et que malgr\u00e9 leurs voyages, leur ma\u00eetrise confondante de notre langue (ouverture que peu de Hongrois ont eu, qui doivent v\u00e9g\u00e9ter dans un pays \u00e0 l\u2019\u00e9conomie sinistr\u00e9e par la mainmise du capitalisme sur les ruines du syst\u00e8me socialiste), ils ont un air un peu coinc\u00e9 ; trop \u00ab classique \u00bb sans doute.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"TR\u00c1FICO de Jo\u00e3o Botelho (1998) - trailer\" width=\"584\" height=\"329\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/LzyJ7chKRuw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hier apr\u00e8s-midi, retrouv\u00e9 Chepe-le-cin\u00e9phile pour aller voir, le courage \u00e0 deux mains, un nouveau film portugais, Tr\u00e1fico, de Jo\u00e3o Botelho, dans le cadre de la semaine lusophone co-organis\u00e9e par la fac au Katorza. 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