Vendredi 9 février 2001

Je prends maintenant beaucoup d’intérêt à lire Leiris (le livre devient vite plus « personnel », joue moins sur les mots de façon trop explicative).

Pas sorti ce soir ; sans que ça me manque. Je peine en revanche au travail, j’ai du mal à mettre au clair mes idées, si ce n’est simplement à les avoir (j’aborde enfin le chapitre de la physique et des mathématiques envisagées sous l’angle de l’ergologie) — et je repousse beaucoup le moment de m’y mettre (quoique sans déprimer) : j’ai passé une bonne partie de la journée à lire un mauvais roman policier japonais inspiré du Genji monogatori et à faire de la cuisine.

En sortant de chez Ermold où j’étais passé lui faire signer les lettres accompagnant nos dossiers, rencontré Hélène, qui se baladait et ne m’avait pas vu. Puis à Decré, je n’ai pas osé faire la queue à la caisse de la caissière la plus jolie, celle d’à côté étant libre ; la jeune fille qui a enregistré mes achats, quoique non dépourvue d’attraits, sentait la transpiration refroidie.