Lundi 2 avril 2001

À nouveau très peu d’efficacité. Dormi deux heures dans l’après-midi tout habillé, regardé la pluie tomber sur les pavés de la rue en bas, en espérant qu’elle dissolve les merdes de chien. Plus deux fois cinquante minutes au téléphone avec le baron noir, pour l’essentiel inutiles (agréables dans d’autres circonstances, même si elles ont consisté surtout en ratiocinations déjà faites maintes fois). Je ne cesserai donc d’accumuler le retard. D’autant que ce soir, assemblée chez Adeline et Fred pour la présence de Xavier et Claire. Je n’avais pas très envie d’y aller, comme Clément et Hélène sans doute, qui se sont défilé au dernier moment sous prétexte d’une fatigue (c’est tout de même très petit-bourgeois), mais évidemment, ce n’était pas désagréable. Ambiance bien différente de mes fantasmes de punkitude avec Ermold ; un peu rangée. J’ai quand même pas mal bu, on ne se refait pas. Joris et moi avons emmerdé Berengère tout le long du parcours. Xavier et Claire nous ont annoncé la venue d’un troisième, qui naîtra en octobre — un « accident » (Xavier était très embêté qu’il vienne si tôt, d’après Bérengère : mais d’un autre côté, personne ne serait surpris qu’ils finissent par avoir quatre, voire cinq enfants). Continué à tester Berry ; mais je suis à peu près sûr qu’il n’y aura jamais rien. Je sens qu’elle ne serait pas contre, en un sens, et quoiqu’elle aille voir ailleurs, encore avec Greg de temps en temps sans doute ; mais je n’ai pas assez de détermination, même si je la désire, et elle pense que je la regarde comme une idiote. Nous nous avouerons les choses, plus tard, quand il n’y aura plus aucun risque qu’il se passe quoi que ce soit.