Quand j’entends Alain Finkelkraut, j’ai envie de devenir antisémite. À force de crier que toute critique de la politique d’Israël revient toujours, insidieusement, à vouloir faire des victimes les bourreaux (victimes de la Shoah, bourreaux d’aujourd’hui), il réussit à faire être, par ses seules éructations, ce qu’il n’y a que lui à croire[1]. Il devient le propre créateur de ses ennemis, sortis tout armés de sa tête, et qu’il s’acharne ensuite à combattre comme un damné. Projection sur autrui de ses fantasmes sombres, où la raison perd pied. Haine de soi, finalement ; paranoïa. Un « philosophe » à la mode ; aussi ridicule qu’insupportable.
D’une manière générale, la bêtise me défrise plus que de raison en ce moment (dont la mienne bien sûr).
[1] Mis à part quelques exaltés qui le croient peut-être en effet, mais dont je ne pense pas qu’il faille tenir compte, tant c’est marginal – et erroné.