Mercredi 4 avril

Dîner chez Alex et Séverine avec Joris. Rentré à quatre heures vingt lesté de nombre de verres de bon vin, de marc de Bourgogne et de poire vintage. Journée de rien auparavant : je ne me suis levé qu’à dix-sept heures. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais envahi d’une fatigue si intense que le moindre mouvement m’était impossible. Au milieu de ce mauvais sommeil d’après-midi, rêvé que je revenais de nuit avec Maman dans notre maison, quittée depuis un moment — une grande maison à la campagne dans les bois, encombrée de nombreuses pièces en désordre, et des dépendances, greniers, ateliers aussi occupés ; nous la découvrions habitée par deux femmes dans la quarantaine, retorses, qui déclaraient qu’elle leur appartenait et refusaient pas la quitter. Je me dépensais en manœuvres pour leur faire entendre raison. Un rêve désagréable, et d’une nature nouvelle pour moi.