Lundi 7 mai

Je crois que je ne vais plus trop écrire ici pour le moment. Je ne dis pas plus écrire, on ne sait jamais. Mais je ne sens plus rien à y dire du type de ce que j’ai pu y dire avant, et ne sais pas quoi dire d’autre. J’y ai fait la recension narcissique d’échecs ; d’un mode de vie où je ne sens pas mes marques : à quoi bon en rajouter ? On en a vu bien assez.

J’ai eu trente ans voilà bientôt une semaine, donc ; on me l’a fêté, mais je n’ai rien organisé de particulier. Je n’en ai rencontré nulle porte sur mon chemin lent et vacillant. Le père d’Oli Kermadec, lui, a quitté le sien. Il est mort jeudi d’un cancer à la progression très rapide, et la cérémonie de sépulture était ce matin. Mais à quoi bon, même, rapporter ces événements. D’être importants dans la vie telle qu’elle se déroule, cela en fait-il des éléments dont la mention ici est autre chose que convenue et de ce fait anecdotique malgré la tristesse ?