Samedi 26 mai

Déménagement d’Adeline et Fred de Casson à Sainte-Luce, à la périphérie est. Pavillon fin des années 1950, laid, avec de très petites chambres ; mais agrémenté d’un jardin et de dépendances assez vastes au fond. Tourné un peu autour de Bérengère en faisant l’idiot. Pas travaillé des masses. Fumé trop de pétards, et j’ai des obligations sociales ce soir. Tant pis, je travaillerai demain, ou peut-être lundi seulement (demain, on fête l’anniversaire de Papa à la maison). Soleil sur la peau.

1:50. Fête pour le départ de S. G., ami d’Ermold (qui part chirurgier dans une clinique à Bordeaux), dans l’internat de l’hôpital nord. Un endroit pour moi inédit. En voiture – moyen de locomotion qui procure une indéniable  liberté : je m’en rends d’autant mieux compte que je n’en ai que rarement une (et je comprends la facilité avec laquelle Bérengère part sans cesse à droite à gauche). Groupe de rock’n’roll très crédible. Mais pas d’envie. Rentré tôt. Seconde soirée avec Ermold depuis son retour de Roumanie et il m’ennuie déjà. C’est loin d’être le principal, mais un tas de gens m’ont fait remarquer qu’ils m’avaient vu en photo dans le journal (avec Fredo de Kinex’, à propos de notre programme commun à la prochaine Nuit du court-métrage) ; lui n’en a pas fait mention, et n’a même pas demandé à la voir, quand il est avide de tout mot publié sur VidéO3. Un indice comme un autre de ce qu’il est lorsqu’il s’agit de moi. S’il avait été là, il y a fort à parier que c’est lui qui serait allé à la conférence de presse. J’aurais même sans doute tout fait pour éviter d’y aller. Là, j’y suis allé sans déplaisir ; c’était naturel.