Dimanche 3 juin

« Chez Yoshioka, la quête des plaisirs charnels offerts par une vie débridée dans la société civilisée d’aujourd’hui s’apparentait à l’instinct qui poussait les hommes des temps reculés lorsque, enfourchant leurs fières montures, ils poursuivaient dans les vastes landes les animaux sauvages pour les dépecer et se délecter de leur viande avec de grands claquements de langue ou encore à celui qui animait les guerriers de l’époque des fiefs combattants, lorsqu’ils revêtaient leurs armures et casque fastueux pour aller s’entre-saigner. Tout ceci n’était que manifestation de la pathétique et infinie libido de l’homme. »[1]

[1] Sous la plume de Kafû, dans son roman Du Côté des saules et des fleurs (un roman publié en 1918, dont j’ai acheté la traduction en poche chez Picquier il y a deux ans).