Mercredi 27

J’essaie de rédiger mon chapitre 7 en totalité avant lundi pour avoir une chance que Branger l’ait pour partir en vacances ; mais c’est à peu près mission impossible, je n’en ai fait qu’un tiers en trois jours (25 pages tout de même, ce qui est de loin mon record). Je carbure au café, aux cigarettes allumées bout à bout, et même au Guronsan. Surtout, j’aurais bien aimé l’avoir terminé avant de partir à Belcaire, histoire de pouvoir déjà un peu réfléchir là-bas au suivant. Ça fait chier, parce qu’il m’en reste encore deux, des chapitres, après celui-là, sans compter, l’intro et la conclusion – environ 120 pages en tout –, sans compter toute la révision pour que l’ensemble se tienne. Et ce dernier truc a beau sembler être une connerie, ce ne sera pas forcément le plus facile, d’autant que je n’aurai que très peu de temps et serai certainement à bout. Je vais passer deux mois dignes du plus beau des séjours aux Enfers ; je ne sais même pas si je vais m’en tirer, en fait. Il faudrait, mais j’ai des limites que je sais ne pas pouvoir dépasser – à moins d’un miracle. Avec ça, même si je me suis levé à sept heures et demie et couché à deux, je n’ai pas trouvé le temps d’appeler Adeline pour la féliciter de la naissance de sa fille lundi soir (une petite Clémence). Mais j’ai clos mon aventure nazairienne de deux ans cet après-midi sans déplaisir, en écourtant au maximum la petite cérémonie des adieux. Mon avenir proche de chômeur se dessine donc.

Demain, je pars voir Branger pour discuter de la fin de mon travail – il le faut bien (je ne l’ai pas vu en chair et en os depuis un an…), mais c’est aussi du temps de moins pour venir à bout de mes pages, ou me rapprocher le plus possible de ce bout, ce qui compte vraiment le plus cette semaine.