Un avion vu presque d’en dessous ; on dirait qu’il prend en enfilade la rue de la Marne, à demi effacé par les nappes les plus basses des nuages qui font que le plafond est si bas.
Je rentre de poster les 80 pages de mon avant-dernier chapitre à Branger, et j’ai acheté des disques. Plaisir à réentendre le House Of Love des débuts (une réédition de leurs enregistrements pour Creation entre 86 et 88) ; les arrangements sont parfois un peu datés maintenant[1], mais les mélodies n’ont rien perdu de leur puissance contaminante.
Guère envie de travailler depuis le début de la semaine. Toujours aussi mort de fatigue. Le temps presse pourtant. Peut-être pas encore assez. Et puis il faut maintenant me remettre aux vieilles lunes, le cognitivisme, Chomsky, et j’ai la désagréable impression de retourner dans le passé des commencements, où j’errais dans le dédale des pages sans bien savoir dans quel sens les prendre.
[1] On voudrait des batteries moins martelées parfois, plus légères, plus rapides, des sons de guitare plus violents (qui m’apparaissaient pourtant comme tels à l’époque).