Pas mal de temps avec Mady pour les cadeaux de Noël, dans les magasins bondés. Lu plusieurs heures un bouquin sur le Jésus historique, que je comptais initialement offrir à Maman, mais que je vais garder pour moi — de Mordillat et Prieur, les plus récents compilateurs des dernières recherches, qui avaient fait une très bonne série d’émission sur Arte (c’est un sujet qui m’a toujours intéressé, va savoir pourquoi ?). Puis soirée idiote au bar avec mes copains. Pour ne pas rester seul chez moi, puis entraîné par la force de l’habitude. Dit des conneries, et tenu des propos plus intelligents, mais que je ne suis pas sûr de vraiment penser non plus (si penser quelque chose a encore une signification). J’ai fait un petit gribouillis sur un mauvais « tableau » en exposition à l’Atomixeur, ce qui est mal. C’est surtout l’ennui qui a dominé. Les petites histoires, les prises de position aventureuses dans un verre d’eau ; Broerec qui semble être rentré en grâce auprès de l’imprécateur en chef, peut-être parce qu’il a réussi à lever sous nos yeux une gamine (la fille suggérant à Radulphe de les rejoindre pour qu’ils soient trois) ; les commentaires acides jetés de loin sur Lorraine — elle affecte un air glacial pour nous ignorer, elle a pris du bide… le dénigrement de Sylvia et de son Georges Gandin katrinesquement grimé — là, même en admettant une jalousie de ma part, c’était le spectacle de la médiocrité des suiveurs : Georges Gandin assis avec sa Sylvia, et Lorraine, à la table de Katerine, vêtu exactement comme lui. Il devait jouir d’être en compagnie de son idole. Le rapprochement était pourtant loin de le mettre en valeur.
Vu également Stéphanie, juste rentrée de Cambrai. Puis sans cérémonie chez moi.