Travaillé tard hier soir, en fumant et buvant trop, fupmant et bucvant trop. Un passage que je ne veux pas laisser tomber, mais qui s’écarte à l’évidence trop du sujet (les conditions socio-économiques qui ont crée les possibilités de la « science galiléenne »). Poursuivi ensuite au lit ma lecture de Michel Leiris. Drôle d’impression, tout de même, de n’avoir vu aucun ami un samedi — forcément mélancolique. Songé qu’il serait intéressant de pousser la tentative de La Règle du jeu au-delà des souvenirs d’enfance : ceux-ci n’en constituent qu’un prétexte à l’imagination, au déroulé du monde intérieur ; il me paraît illusoire de vouloir y chercher une quelconque clef, du moins plus qu’ailleurs. Leiris reconnaît lui-même que cela revient plus à s’y « agripper ». Il faudrait laisser l’esprit vagabonder de la même façon dans les espaces purement fictionnels qu’il esquisse sans cesse, dût-on ne pas les pousser très loin ou de façon très construite (ce qui serait un peu contraire à l’esprit du travail), voire se limiter à des descriptions de décors sans véritable action.