Mercredi 21 mars

Pas foutu grand-chose aujourd’hui. Malheureusement. Je ne me suis donc pas mis tout à coup à ne dormir que quatre heures par nuit. Levé à une heure, comaté à faire je ne sais même plus quoi la moitié de l’après-midi, et péniblement travaillé deux heures (de quoi écrire deux pages, mais moins que ce que j’espérais). Ensuite parti à l’occupation de la fac : c’est la grève. J’en suis revenu avec un indicateur de sortie de secours de l’école de commerce, dont la lumière marche toute seule (je viens de l’installer comme lampe d’appoint) ; pour le reste, rien de bien passionnant. Nulle casse à l’horizon. Une « AG » miteuse, « du son » (comme disent les jeunes) : mais nul signe de radicalisation de ce mouvement né finalement on ne sait trop pourquoi. C’est pourtant peut-être l’avant-garde du mouvement contre la globalisation néo-libérale qui est en marche (sans jeu de mot), sans même que les participants ne le sachent forcément — du moins on l’espère. Toujours est-il que je me couche encore bourré.