Après-midi de travail harassante (je me suis levé tard), où j’ai commencé à aborder la Caractéristique universelle de Leibniz et des autres. Sujet passionnant, mais dont je ne sais pas trop comment organiser la présentation, vue la masse des données parfois divergentes à organiser au mieux (une difficulté classique), et la nécessité de ne pas me trouver coincé dans un panorama historique épistémologiquement ringard — l’objectif est de tracer une ligne aboutissant à Chomsky. Il faudra réussir à caser Frege, Wittgenstein et consorts à la suite, et je ne sais pas encore comment faire ; j’avance à vue. Pris à la gorge, en plus, par la conscience du peu de temps qu’il me reste (je vais bien avoir encore cent cinquante pages à rédiger, pour une bonne part desquelles je n’ai encore pas vraiment de matière).
Puis ce soir, réunion avec Fredo, Véro et Pierre de Kinex’, à propos de divers sujets qui ont trait à l’année prochaine. Parfois de bonnes idées, un peu trash, mais on reste dans le flou total, notamment parce que les intentions d’Ermold et moi ne sont pas claires, entre nous, mais en nous-mêmes non plus — intentions pour lesquelles la première arborescence est l’alternative continuer/arrêter[1].
[1] L’empoignade d’hier ne semble pas avoir laissé de traces chez lui (quoiqu’il faille se méfier de l’eau qui dort, et que je le vois bien parti dans des gros projets personnels — mais qui le mettront dans le même état d’angoisse que tout le reste, je le connais) ; chez moi, elle n’a mené à nulle décision arrêtée. Pour le moment, je me laisse mener par le cours des événements, ma mauvaise habitude. Il me faudrait quinze jours de réflexion au calme pour pouvoir déterminer ce que je souhaite réellement faire ; que je n’aurai pas. J’attends que le hasard amène des situations qui me poussent à choisir. Je crois que je ne sais pas faire autrement.