Rêvé que je donnais ma montre gousset à un ami (je ne sais plus qui), puis que je le regrettais amèrement parce que je n’avais plus l’heure, et qu’il me faudrait porter dorénavant une montre au poignet.
Archives de catégorie : notes XVIII. La Poudre aux yeux
Jeudi 9
Premier cours à la fac ; celui dont la préparation m’a coûtée cinq pages de ma thèse (j’exagère : il y a aussi la cuite de vendredi). Entré dans la salle, archi-comble, je me suis trouvé un peu nerveux, Continuer la lecture
Mercredi 8
La séance de relaxation au yoga, lumières éteintes, tout le monde couché sous une grande couverture noire, m’a évoqué la sieste à l’école maternelle — Continuer la lecture
Mardi 7
J’ai fait remarquer à Ermold que souvent, lorsque je tape au clavier, j’écris peur à la place de peut. t et r sont contigus ; mais on peut vouloir l’analyser aussi de toute autre façon.
Lundi 6 novembre, désert d’une urbanité sans répondant
Pas eu même le courage de raser ma barbe de cinq jours hier soir. Dancer in the dark avec Clément et Hélène au Katorza. Film très conceptuel : Continuer la lecture
Dimanche, à comater après le départ de Florence, et plus de deux heures au téléphone avec le baron (combien de fois n’ai-je pas voulu en finir dans l’un et l’autre cas ?)
Envie de vomir mon existence, tout ce que j’ai à l’intérieur. Cette médiocrité insondable ; cette absence totale Continuer la lecture
Samedi 4 novembre
Encore un week-end d’ivrognerie, après une semaine déjà pas mal chargée — où je n’ai tenu qu’à force de cigarettes et d’alcool (réussi à travailler à peu près honorablement, moins que si je menais une vie plus réglée). Continuer la lecture
Jeudi de matière fluide et claire (2 novembre)
Écrit deux pages hier, mais fort tard et en buvant beaucoup. Je creuse la fosse qui de tous temps, sans doute, m’était destinée. Il semble difficile que je sache arrêter ; et plus tard, s’il faut travailler en état de grande tension, Continuer la lecture
Lendemain, premier dimanche de la semaine.
Ermold trouve que les pages que je lui ai passées suintent un romantisme très adolescent. J’aurais préféré qu’il ait un autre jugement, mais il était attendu. Continuer la lecture
Mardi 31 octobre, appareiller
Nulle existence. Vie végétative, abreuvée par son ferment de destruction médiocre. Entonnoir dans la bouche. Les perspectives s’effacent aux murs édifiants de l’impuissance Continuer la lecture