Séquence excellente dans un documentaire : la caméra filme la rue d’un village pavoisé pour le passage de Mussolini d’immenses calicots DVCE ; tout le long du chemin, les paysans ont aligné leurs vaches en rang d’oignons : et elles meuglent ! et elles meuglent !
Samedi 1er août 98, Nantes
Marie-Charlotte rentrée de Paris (où elle prend un appartement). Ermold et moi n’osions appeler Paul, qu’on n’a guère vu ce mois-ci ; elle l’a fait. Il est venu, accompagné du sempiternel Continuer la lecture
Vendredi 31 juillet 1998, Nantes
Écrit à Clément. Je lui dis notamment que j’ai raté ma vocation, que j’aurais dû être peintre ou musicien (écrire, réfléchir, c’est trop fatigant). Continuer la lecture
Jeudi 30 juillet 98, Nantes
Soirée dans les bars avec Ermold, qui, est-ce pour me ressembler ? s’est laissé pousser une barbiche au menton. Comme la mienne, elle tend sur le roux (il a les cheveux franchement bruns). Contrairement à la règle générale, ça le Continuer la lecture
Mardi 28 juillet 1998, Nantes
Hier, mauvaise journée globalement. À cause de la ville déjà. Je supporte mal cet enfermement après avoir été beaucoup à l’air libre. Sur mon mail, il n’y avait toujours pas de réponse de la Thaïlande, et mes doutes reprennent Continuer la lecture
Dimanche 26, Méliniac
Soirée d’hier chez Jacques et Marie-Claude, mon oncle et ma tante du Croisic ; agréable (j’étais même surpris qu’elle le soit autant). Pas mal de monde venu de Paris pour le week-end ; leur fille Estelle avec son mec, mon autre cousine Coco. Je les ai vus Continuer la lecture
Méliniac, samedi 25 juillet
La semaine aura passé à toute allure, je n’aurai fait que le quart de ce que je m’étais promis. Terminé le premier tome de La Révolution galiléenne de Gusdorf, très intéressant (je l’ai lu autant pour le plaisir que pour Continuer la lecture
Vendredi 24 juillet, Méliniac
« Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas davantage en possédant des terres : par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends. »
Jeudi 23 juillet, Méliniac
Pluie presque toute la journée ; je l’ai passée à lire Gusdorf, et des nouvelles de Maupassant, dont j’avais oublié quel talent c’est. J’aime moins les amorces extérieures au récit où un personnage Continuer la lecture
Mercredi 22 juillet, Méliniac
Conduit Loïc et Coline à la gare de La Baule, ville où je ne me sens pas très à mon aise. Sur les quais, les jolies filles étaient bien plus nombreuses que la moyenne ailleurs, signe indubitable de bourgeoisie. Tout ça n’est pas pour nous Continuer la lecture